Le match le plus fou de l’histoire des Finales NBA

NBA Finales Boston Phoenix

Alors que les finales NBA 2018 manquent de suspense, UnderSport vous replonge dans l’un des matches les plus fous de l’histoire des finales NBA : le match 5 du duel entre Boston et Phoenix pour le titre 1976.

«Le plus grand match jamais joué » voilà l’annotation accolée au match 5 des finales NBA 1976. Un titre qui en dit long sur l’intensité proposé par ce match de basket. Vous êtes sceptiques ? Attendez donc la suite entre bagarre, shoot au buzzer et envahissement de terrain.

 

Une série déjà historique

 

4 juin 1976, le Boston Garden accueille un match charnière dans la course au titre NBA. Les deux premiers matches de la série sont enlevés par Boston à domicile, Phoenix en a fait de même dans l’Arizona pour les deux suivants. Les Suns ont arraché cette égalité au terme d’une prolongation dans le premier match de l’histoire de la NBA joué en juin. Les finales NBA reviennent alors dans le Massachusetts. La tension est à son comble. Un scénario imprévisible. Finaliste la saison précédente, Boston est largement favori face à une franchise de Phoenix encore jeune.

 

Une rencontre à sens unique pendant 47 minutes

 

Leader pendant presque toute la rencontre, les Celtics passent à deux doigts de la correctionnelle en étant mené pour la première fois à quelques secondes du terme du 4e quart. Pire encore, à 95-95 sur la dernière action du temps réglementaire, Paul Silas demande un temps-mort alors que les Verts n’en ont plus. Heureusement, les arbitres ne font pas attention à cette grossière erreur. Le fameux arbitrage en faveur des gros…

 

Coup de chaud et climatiseur

 

Les deux équipes disputent une première prolongation verrouillée à double-tour, puis abordent la seconde qui restera dans les annales. Phoenix réalise un 4-0 pour mener 110-109 grâce à un shoot de Curtis Perry. Il reste 6 secondes au chrono. Temps-mort des Celtics, pour reprendre au milieu de terrain. John Havlicek hérite de la gonfle et réussi un shoot à une main dans le trafic. +2 : 111-109, le buzzer retentit, le parquet est envahit par les fans. Bémol, les officiels se rendent vite compte que la table a manqué de réactivité et qu’il reste du temps à jouer. Richie Powers, l’arbitre le signale et se fait agresser par un fan. La situation est chaotique, le terrain est occupé, les Celtics sont aux vestiaires. Après cinq minutes, le calme est revenu, le chrono affiche une seconde à jouer. Une leçon de rebouchage de champagne a faire pâlir les Italiens en 2000.

 

Un héros sorti de nul part

 

Sauf que les Suns tentent un coup de poker. Paul Westphal demande un temps-mort alors que son équipe n’en a plus. Faute technique. Heureusement pour eux, une faute technique offre alors uniquement un lancer et pas la possession qui suit comme actuellement. Cela leur permettra surtout de relancer au milieu de terrain. JoJo White inscrit le lancer. Les Celtics ont 2 points d’avance et se voient prendre l’avantage dans ces finales NBA, synonyme de possible 13e titre. Il reste une seconde. Possession à Phoenix. Passe pour Gar Heard qui tente un shoot en se retournant. La balle monte haut dans le ciel de Boston, et finit sa course dans le panier. 112-112. Le champion de la Conférence Ouest accroche une troisième prolongation. Un buzzer-beater de légende.

 

 

Ce tir est nommé « Shoot heard round the World. » Un jeu de mot sur le nom du héros mais également la même description que le meurtre de François-Ferdinand, point de départ de la Première Guerre mondiale. Une comparaison qui en dit long sur l’importance de cette fin de match dans l’histoire de la NBA. À l’image de ce match complètement incongru, le héros est sorti de nul part. Sa carrière a duré encore 5 saisons après ce shoot, son nom est totalement lié à cette action. Si ses stats sont honorables en NBA avec 8,7 points, 7,5 rebonds et 1,5 passes, l’ailier fort était surtout connu pour son rendement défensif.

 

Une Finale NBA finalement perdue

 

La troisième overtime finira en faveur de Boston, qui remportera le titre. La tension atteinte lors de cette fin de match a rarement été retrouvée. Depuis, la NBA a énormément gagné en popularité, mais il y a peu de chance de revoir une telle fin de match lors du duel Cavaliers-Warriors. A moins que J.R. Smith ne sorte de sa boite.

Nicolas Kohlhuber (@KohlhuberN)

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