Rugby-fauteuil : Une équipe de France ambitieuse

Equipe de France de rugby-fauteuil

Les championnats du Monde de rugby-fauteuil se déroulent à Sydney à partir de dimanche. L’équipe de France y est présente, et ne manque pas d’ambitions. Présentation avec l’entraîneur national, Olivier Cusin.

18 ans après, le parc olympique de Sydney accueille des athlètes pour un nouveau rendez-vous mondial : les championnats du Monde de rugby-fauteuil. L’équipe de France y a pris ses quartiers le 28 juillet, soit huit jours avant le début de la compétition. La dernière ligne droite d’une préparation exigeante. « On a voulu préparer au mieux cette compétition. Nous avons effectué une très grosse préparation avec en avril un stage au Danemark avec le Canada (3ème au monde) et le Danemark (8ème). En mai, nous sommes allés au Japon pour un tournoi avec la Grande-Bretagne (5ème), Japon (4ème) et Suède (6ème). En juin nous sommes allés en Angleterre pour faire un stage de 2 jours avec la Grande-Bretagne et enfin en juillet, nous avons effectué un stage entre nous à Bourges afin de finaliser les derniers détails. » explique Olivier Cusin, l’entraîneur de l’équipe de France. Il faut dire que les Tricolores rendent visitent aux champions paralympiques et champions du Monde en titre : l’Australie. Un voyage qui ressemble à un pèlerinage donc pour une équipe en pleine progression. Mais pas question de miser sur un miracle pour réussir un bon tournoi, le travail est le mot d’ordre. Après deux jours de repos pour digérer un voyage long de 24h, les joueurs français ont repris l’entraînement et vont encore disputer des rencontres amicales.

La France, une nation jeune dans le rugby-fauteuil

Il faut dire que la France part de loin dans cette discipline handisport. Inventé au Canada dans les années 1970, ce sport qui ressemble à un mélange de rugby, de hockey et de basket n’est arrivé en France qu’en 2007. La Coupe du Monde « valide » organisée dans l’hexagone a alors permis la découverte de cette pratique. « Depuis, nous sommes passé de la 26ème place à la 7ème place mondiale, ce qui est déjà, en peu de temps, une réelle performance. Aussi, il y avait une trentaine de joueurs en 2007 et à ce jour, nous sommes environ 150 licenciés et par conséquent un sport en pleine évolution. » explique celui qui occupe le poste d’entraîneur principal depuis 2010. Sous la houlette de ce courtier en assurance âgé de 46 ans, l’équipe de France de rugby-fauteuil n’a cessé de progresser. En 2011, les Bleus disputent le championnat d’Europe, la première grande compétition de son histoire. La 4e place gagnée à la surprise générale les qualifie pour les Jeux paralympiques de Londres. Depuis, les hommes d’Olivier Cusin ont participé à tous les évènements majeurs : championnats du Monde, championnats d’Europe et Jeux olympiques.

« Pourquoi pas intégrer le top 5 mondial ? »

Mais grimper à la 7e place mondiale ne comble pas encore le staff français. Il va falloir s’y installer sur la durée. Mais également penser à viser encore plus haut. Si ce n’est pas facile, cela n’effraye pas pour autant l’ancien entraîneur de Bourgoin-Jallieu. « L’objectif est tout d’abord de conserver au moins cette place (la concurrence est rude pour les 10 premières places). Toutefois, la préparation peut aussi nous donner confiance pour gagner quelques places et pourquoi pas, intégrer le top 5 mondial qui serait pour nous, avec les moyens que l’on a par rapport aux autres nations, une très grosse performance. Nous allons en tout cas, tout donner pour viser cet objectif. » Cela passe évidemment par de bonnes prestations en Australie pour une compétition spéciale pour les joueurs. « Participer à un championnat du monde est tout simplement fantastique et spécialement ici en Australie, pays organisateur, champion du monde et champion paralympique en titre. Pour beaucoup de joueurs, c’est une aussi une première et c’est avec beaucoup d’enthousiasme et de fierté que nous allons aborder cette compétition. »

Equipe de France de rugby-fauteuil
Des matchs amicaux pour finaliser la préparation (©Equipe de France de rugby-fauteuil)

Mais avec un groupe jeune, c’est également en rêvant à des lendemains encore plus beaux que la France pourra réussir les paris qu’elle prend. Et un de ces objectifs, comme pour de nombreux sportifs français, à une échéance bien précise : 2024. « Le groupe est en constante progression avec une émulation de plus en plus importante, ce qui permet de d’avoir une équipe de qualité, mais aussi d’avoir de l’ambition pour les prochaines années avec en premier lieu les Jeux de Tokyo en 2020 (et pour cela, il faudra ce qualifié en 2019) mais surtout préparer au mieux les Jeux de Paris 2024 pour viser une médaille, ce qui serait tout simplement fantastique pour le groupe et ce sport. Cet objectif est certes ambitieux mais réaliste. » Pour briller à Paris 2024, quoi de mieux qu’une compétition réussie dans le parc olympique de Sydney ?

Nicolas Kohlhuber (@KohlhuberN)

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