Et si Jeremy Lin redevenait un super-héros pour changer le cours des Finales NBA ?

Jeremy Lin Toronto NBA

Toronto se déplace à Golden State pour remporter les Finales NBA avec Jeremy Lin dans son effectif. Sept ans après avoir enchanté la planète basket, le meneur est retombé dans l’anonymat mais n’a jamais été aussi proche de remporter le titre NBA.

Jeremy Lin est une légende de la NBA mais il aborde les Finales NBA dans un anonymat quasi-complet. Un paradoxe à l’image de ce joueur. Huit ans après avoir débuté en NBA avec les Golden State Warriors, le meneur retrouve la franchise d’Oakland avec le titre dans le viseur. Avec 2,6 points, 1,4 passe décisive, 1,2 rebond et 1,1 interception par match, le joueur d’origine taïwanaise avait vécu une saison rookie discrète. Cette saison, après avoir débuté l’exercice en cours à Atlanta il dispute les play-offs pour la quatrième fois de sa carrière avec des moyennes à peine plus élevées : 7 points, 2,2 passes décisives, 2,6 rebonds et 0,4 interception par rencontre. Mais entre-temps, il a bouleversé le paysage de la NBA.

Jeremy Lin, de Harvard à remplaçant de Stephen Curry

Celui qui a été étudiant à Harvard n’a pas fait grand chose comme les autres. Pour sa première année en NCAA, son coach le considère comme « le joueur le plus faible physiquement de l’équipe ». Quatre ans plus tard, Jeremy Lin obtient son diplôme en économie.

Mais il est surtout le premier joueur à atteindre les 1450 points, 450 rebonds, 400 passes décisives et 200 interceptions dans l’histoire de l’Ivy League. De quoi attirer l’oeil des franchises NBA mais pas assez pour être drafté. Testé en Summer League, le meneur obtient finalement un contrat chez les Golden State Warriors. Le club de sa ville natale. Soutenu par les gens de sa région et notamment l’importante communauté asiatique, Jeremy Lin est une star sans avoir joué, ni été drafté.

Remplaçant de Stephen Curry, il n’a que très peu de temps de jeu et vit donc une première saison difficile en NBA. Il fréquente même à plusieurs occasions l’équipe de développement des Warriors. A la fin de sa première saison, Lin est coupé. Son contrat n’est pas renouvelé et après des matchs de pré-saison avec Houston, il rejoint finalement New-York. Dans une saison raccourcie par le lock-out, le natif de Californie a mis le Madison Square Garden à ses pieds en peu de temps. Cinq titularisations suffisent en fait.

Une série qui met le feu à la NBA

A deux doigts d’être échangé, Jeremy Lin profite d’une blessure de Baron Davis, le titulaire habituel à la mène pour avoir du temps de jeu au début du mois de février. Lors d’un match contre Brooklyn et son meneur all-star Deron Williams, celui qui est alors âgé de 23 ans impressionne avec 25 points, 5 rebonds et 7 passes décisives.

Profitant des forfaits des deux stars des Knicks, Amare Stoudemire et Carmelo Anthony, il obtient sa première titularisation dans les jours qui suivent contre Utah. 28 points, 8 passes décisives et une victoire épique plus tard, la Linsanity voit le jour. Un vent de folie souffle sur New York. Et ni les Washington Wizards du numéro 1 de la draft 2010 John Wall ni les Los Angeles Lakers de Kobe Bryant ont réussi à l’arrêter. Les Knicks gagnent les deux matchs et le nouveau chouchou des fans de basket brillent avec un double-double puis une sortie à 38 points. Inconnu quelques jours auparavant, il est nommé meilleur joueur de la semaine de la conférence Est.

Jeremy Lin est plus associé aux New York Knicks qu’aux Toronto Raptors.

Jeremy Lin est une sensation, une fulgurance, un éclair dans le monde du basket. Le basketteur fait la une de tous les journaux et les superlatifs ne cessent de tomber. Joueur le plus excitant de la NBA, plus grande surprise de la Grande Ligue, … . Même après sa première contre-performance, le meneur se relance en offrant la victoire au buzzer à son équipe contre Toronto.

Dix jours sont passés. New York a enchaîné six victoires lors des six premières titularisations de son jeune meneur. De quoi faire rêver. Mais les Knicks ont finalement du se réveiller. Une fois Stoudemire et Anthony revenus, Jlin n’arrive plus à enchaîner les grandes performances. Puis un changement d’entraîneur et enfin une blessure au genou arrivent pour ternir sa fin de saison. Sa seule à Big Apple. Laissé libre, l’international de Taïpei commence en 2013 son road trip aux quatre coins de la NBA : Houston, Los Angeles, Brooklyn, Atlanta et donc Toronto depuis le début d’année 2019.

Jeremy Lin, dix jours qui ont fait de lui une icône

Aucune saison de Jeremy Lin n’a été aussi bonne que celle de 2012. Ces passages dans de nombreuses franchises ont été honnêtes mais il n’a plus réussi à briller, devenant un simple meneur remplaçant aux exploits aussi fulgurants que passés. Car la Linsanity n’a duré qu’un mois, mais elle a marqué la décennie. L’excitation autour de ses performances a été quasiment inédite, Magic Johnson a notamment avoué que « ça faisait longtemps qu’il n’avait pas vu un tel engouement autour d’un joueur de New-York ».

Les contrats pleuvent, les produits dérivés se multiplient, un film est produit et l’athlète fait son entrée dans la liste des 100 personnes les plus influentes de la planète selon le Times. Lui, le premier joueur américain d’origine taïwanaise de la NBA a rendu folle la Mecque du Basket, le Madison Square Garden. A partir de cette nuit, il peut discrètement aider Toronto à ramener le titre NBA au Canada pour la première fois de son histoire. De quoi lui permettre de refaire la une des journaux.

Nicolas Kohlhuber (@KohlhuberN)

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